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Date de création : 18.06.2009
Dernière mise à jour : 14.04.2011
131 articles


Césars 2010, le débrief'

Publié le 28/02/2010 à 02:05 par lehomardevinci

 

 

 

Vous êtes nombreux, je le sais, à avoir ce soir délaissé la traditionnelle cérémonie des Césars en faveur peut-être de la retransmission des jeux olympiques de Vancouver, d’une raclette entre amis ou encore d’un mojito bien glacé dans l’ambiance surchauffée du Boca Chica...


                Pour les absents ou retardataires donc, un bref résumé de cette soirée annuelle, qui fait la richesse (si si, c’est Frédéric Mitterrand qui l’a dit) de notre belle culture française.


                Il n’est pas rare dans ce type de cérémonies qu’un film soit très largement récompensé, et rafle la mise aux autres films en compétition. Je pense notamment à « SlumDog Millionnaire » aux derniers oscars mais ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres. Cette édition des Césars n’a pas dérogé à la règle et c’est «Un prophète » de Jacques Audiard qui a emporté 9 césars (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur second rôle masculin et j’en passe…) sur les dix catégories dans lesquels il était nommé.


Un autre film nommé dans dix catégories, c’est le malheureux « Welcome » de Philippe Lioret (qui avait eu plus de chances pour « Je vais bien ne t’en fais pas ») reparti bredouille de cette cérémonie, aussi incroyable cela puisse-t-il paraître. Son acteur principal Vincent Lindon a semble-t-il été victime de la même poisse puisque malgré ses deux nominations pour deux films différents dans la catégorie meilleur acteur, il a vu le-dit César tant mérité être remis à la révélation d’« Un prophète », Tahar Rahim, déjà récompensé plus tôt dans la soirée en tant que meilleur espoir masculin, marquant l’histoire des Césars : c’est la première fois qu’un acteur remporte une récompense dans ces deux catégories à la fois.


Nous avons eu la joie de découvrir le fils de Clint Eastwood (Kyle, splendide) venu chercher le César de son père pour Gran Torino (meilleur film étranger), auquel il a lui-même participé en tant que compositeur de la bande son.


Preuve d’ouverture sur l’international, l’académie des Césars a également récompensé Harrison Ford pour l’ensemble de sa carrière, et c’est Wynona Rider herself qui lui a remis le trophée.


Touche humoristique du cinéma français cette année, les « Beaux gosses » de Riad Sattouf (dessinateur de BD) a emporté le césar du meilleur premier film.



 

Peut-être le moment le plus marquant de la soirée, Mélanie Thierry a été consacrée dans la catégorie « meilleur espoir féminin » et nous a offert un discours très émouvant, sur l’arrivée à un point nommé dans sa vie du film « Le dernier pour la route ». A propos de ce film qui lui a permis de remonter la pente après une période difficile, elle nous a fait partager son étonnement quant aux possibilités que peut offrir un rôle à son actrice de se construire et s’équilibrer. Bouleversée, elle a dédié son trophée tout particulièrement à son compagnon Raphaël et leur fils Roman en concluant qu’elle les avait « décidément vraiment dans la peau ».

 


Dans la continuité de cette touche émouvante, la cérémonie des Césars a comme à sa tradition rendu hommage aux disparus de l’année passée : d’Alain Bashung à Eric Rohmer en passant par deux acteurs partis vraiment trop tôt dans des circonstances vraiment navrantes (accidents de la route) : Jocelyn Quivrin et Yasmine Belmadi. Le monde du cinéma français s’est vu amputer de nombreux artistes en 2009, de mémoire bien davantage que les années passées, à tel point que certains décès ont pu passer « inaperçus » et que nous les avons découverts stupéfaits durant cette soirée.

 


Ces instants d’émotion ont donc compensé une présentation désastreuse pourtant prometteuse sur le papier puisque les humoristes Valérie Lemercier et Gad Elmaleh qui avaient tour à tour présenté les Césars individuellement étaient cette fois réunis (une première également dans l’histoire des Césars, un duo pour mener la barque). Les gags se sont enchaînés en tombant à plat les uns après les autres, et leur numéro de duettistes n’a pas été aidé par les interventions souvent accablantes des personnalités qui se sont succédées pour remettre les trophées (mention spéciale à Firmine Richard et Vincent Elbaz qui ont réussi à nous mettre terriblement mal à l’aise alors qu’on avait l’impression qu’ils allaient en venir aux mains).


Si certaines années les couples d’acteurs venant interrompre le cours de la soirée de petits sketchs amusants ont été une franche réussite (en particulier Pascale Arbillot et son compagnon Artus de Penguern qui avaient provoqué l’hilarité générale en rejouant leur scène de ballet du film « Grégoire contre l’humanité »), cette fois ce n’était clairement pas le cas.


Dans un style plus radical, la géniale Jeanne Balibar nous a montré qu’elle n’était pas juste barrée : elle était pire, en grognant tel un cochon dans une chanson consacrée aux porcs, où l’on a eu du mal à déterminer si elle frisait le génie ou le ridicule (mon verdict : elle a sauté à pieds joints dans ces deux cases à la fois). Et Laetitia Casta, que plus rien n’arrête, a visiblement décidé de reléguer les frasques vestimentaires de Victoria Abril au placard, en arborant une robe scandaleusement transparente sans le moindre complexe.



 

Je termine le débriefing de cette 35ème cérémonie des césars sur le césar de la meilleure actrice décerné à Isabelle Adjani pour « la journée de la jupe ». Il s’agit d’un 5ème césar pour l’actrice dont, veuillez m’excuser, j’ai coupé le discours au montage de ma soirée, certainement encore éprouvée par les précédents…


Sur ce, à l’année prochaine !

 

(Daphné)


Nota bene : pour les curieux, la fameuse danse du ballet :



Commentaires (1)

Flo le 28/02/2010
Merci pour le débrief' pour une fois que je faisais l'impasse sur les sacro-saints Césars.
Et apparemment j'ai loupé la cérémonie la plus décoiffante de l'Histoire :S
http://lehomardevinci.centerblog.net


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