Publié le 13/02/2009 à 03:01 par lehomardevinci
Après un premier EP « Meanwhile at the party », un premier album « Sad disco » tous deux chaudement accueillis par le public comme par la critique, et suivis d'une tournée triomphale (notamment aux Vieilles Charrues) qui les a définitivement imposé, Rhésus s'attelle à son deuxième opus. Le fameux second album, cauchemar de tout groupe à succès, écueil sur lequel nombre d'entre eux se sont brisés.
Celui-ci débute sur « No directions », ses choeurs, son solo de guitare, titre ultra-efficace qui figurait déjà sur la compile incontournable de l'été dernier, « La bande son de l'été 2007 des Inrocks ». Il se poursuit avec « Hey darling », premier single endiablé qui tourne en boucle sur les radios depuis des semaines.
Le groupe annonce la couleur: les chansons sont encore plus mélodiques et dansantes que par le passé, Franz Ferdinand peut trembler.
L'album alterne ensuite chansons plus posées « Little things », « Someday » aux accords et chants soyeux et rythmes plus punchy, refrains entêtants « I suppose », « Black Cat/ White Cat », avec en guise d'intermèdes « Berlin » et « In a car ».
« Will you follow me out ? », son riff lourd de basse, son rythme lancinant et son chant haut placé rappelle les Smashing Pumpkins, époque « Adore ». L'intro bondissante de « BlackCat/White Cat », l'âge d'or des Hives. L'album ne faiblit pas avec « The shelter » et « Forever « , deux merveilles de pop-songs dans la plus pure tradition du groupe.
La conclusion est magistrale: « I still think of you (sometimes) », chanson qui débute nonchalamment avant une envolée de guitares et de batterie sur lesquelles viennent se poser puis disparaître des choeurs.
Rhésus transforme l'essai avec brio, approche la perfection de son art et se pose parmi les meilleurs ambassadeurs de la nouvelle vague rock française au milieu de Luke et Huspuppies.
09 A Shelter sélectionné dans Musique et Rock / Pop
Publié le 13/02/2009 à 02:50 par lehomardevinci
Vendredi soir 20h30 devant les portes du Bacardi, Callac, la seule salle de concert digne de ce nom en Centre-Bretagne. Après des semaines d'attente, Rhésus, sans conteste l'un des meilleurs groupes de rock français du moment, débarque en Bretagne.
La foule se presse à l'entrée ... une quinzaine de personnes... la foule, oui (nous sommes en pleine campagne bretonne, la jeunesse est mélomane mais ultra-minoritaire). Ce soir, ce sera intimiste, très intimiste... un show-case improvisé. Les portes s'ouvrent finalement avant que nous ayons eu le temps de congeler.
Après une heure d'attente durant laquelle les groupes scrutent désespérément la salle dans l'attente de la foule en furie de circonstance, pour finalement voir 20 personnes supplémentaires arriver, le concert peut débuter.
La première partie est assurée par Arther, jeune groupe de pop français dont le talent leur garantit un succès rapide. Le groupe prend le temps de plaisanter au sujet du public clairsemé et commence. Certaines chansons font penser à du Hole de la grande époque. La beauté vocale de la chanteuse n'a d'égal que son élégance, le guitariste maîtrise le set de bout en bout se permettant même un final guitare sur les genoux. Je reconnais au passage les deux titres phare « Take me out » et « Totally out » que j'avais plusieurs fois écouté sur leur page.
Les quatre membres, toujours un peu incrédules, saluent leur public et se consolent en se disant que ce genre de soirée fait partie de l'expérience du métier. Le concert était tout de même très sympa.
Interlude de 20 minutes, le temps de gouter la bière à 2€50 et de s'échauffer les jambes.
Rhésus entre en scène et accueille les trente personnes massées devant eux avec ce même sourire ironique qui résume bien la tonalité de la soirée. Le concert débute, pied au plancher, avec « No Directions », single ultra-efficace du dernier album « The fortune teller said » (en vente chez tous les bons disquaires).
Le groupe enchaîne avec une série de titres issus de ce même album, tous plus imparables les uns que les autres : « Little Things », « Someday », « Black Cat/ White Cat », « The shelter » (mais pas « I still think of you sometimes » à mon grand regret) puis « Just let go » pour les nostalgiques. Aurélien dédicace « Will you follow me out ? » à un éclairagiste pour une histoire avec une fan sur laquelle il ne s'attarde pas.
Vient l'apothéose « Sad disco », sans doute la meilleure pop-song de ces dernières années, et « Hey Darling », leur dernier single qui a déjà épuisé nombre de platines.
Aurélien se permet une plaisanterie sur les poulets fermiers, immédiatement repris par Simon qui vante la saveur des gallinacés bretons, avant d'annoncer la fin du set.
Les quelques fans qui m'accompagnent s'insurgent légitimement, réclamant la traditionnelle reprise de « D.A.N.C.E ». Et Aurélien d'éluder la question en proposant un strip de Laura ... qui le rembarre net... dommage! (pour leur retour peut-être). La reprise sera finalement éxécutée lors d'un rappel déchainé qui se conclut sur une chanson de « Sad disco » (que votre humble serviteur n'a pas reconnue).
Le groupe promet un retour triomphal devant une foule monstre, au milieu d'une orgie de poulets ... avec strip-tease ? Aurélien, Simon et Laura assurent le SAV, signant des autographes et prenant des photos à la chaîne pour leurs groupies harceleuses.
Il est temps pour nous de regagner nos pénates au rythme de « The fortune teller said », solidement ancré dans l'auto-radio et pour Rhésus et Arther de mettre le cap sur Châteaulin pour le festival Run Ar Puns pour y jouer devant un public à coup sur plus étoffé.
Moralité: Un bon groupe ne bâcle aucun concert même devant la seule dizaine de fans connaissant leur répertoire. Quant à savoir si leur tourneur retiendra la salle pour leur prochaine venue, seul le groupe peut y répondre ... mais nous croisons les doigts.
Publié le 05/02/2009 à 22:50 par lehomardevinci
Faites vous d'ores et déjà à cette idée: l'année 2009 marquera le grand retour des marionnettes.
Après le gouvernement et ses poupées gangsters (voir l'article « Ainsi fait, fait, fait le petit gouvernement »), le nouveau clip de Coldplay confirme définitivement la tendance !
Pour « Life in technicolor », le quatrième extrait de « Viva la vida or death and all his friends », le groupe apparaît sous les traits de marionnettes ressemblant de façon troublante aux mythiques Thunderbirds. Le résultat est un clip nettement plus décoiffant que les 3 précédentes vidéos du quatuor britannique évoquant les nombreuses animations délirantes conçues avec des Playmobil. L'occasion pour moi de rendre hommage à leur père décédé récemment.
Et le groupe de venir saccager la fête d'anniversaire d'innocents bambins à grands coups de feux d'artifice, de fracassages d'amplis, de sauts de la mort couronnés par un slam d'anthologie. Les troubles-fêtes s'enfuyant en jouant...les sentinelles de l'air.
La dernière interview, depuis les studios, de l'alter-ego en plastique de Jonny Buckland laisse présager que les Londoniens n'ont pas fini leurs espiègleries...
Publié le 02/02/2009 à 11:54 par lehomardevinci
Keren Ann, c'est avec émoi que j'en parle ici, puisqu'elle est pour moi une des artistes les plus douées de ces dix dernières années. Keren Ann Zeidel, donc, est née en Israël en 74, d'une mère hollandaise d'origine javanaise et d'un père israëlien d'origine russe. Elle a grandi dans une culture familiale métissée qui se ressentent dans ses compositions.
"Not going anywhere", de l'album titre:
En 1998, après avoir participé au tournage du film K d'Alexandre Arcady, on la découvre derrière le groupe Shelby, commencement d'une longue collaboration musicale avec Benjamin Biolay. Elle sort ensuite son 1er album solo, "la biographie de luka philipsen", hommage à sa grand-mère maternelle, tout en coécrivant l'album "chambre avec vue" d'Henri Salvador avec Benjamin Biolay, pour lequel ils obtiennent une récompense aux victoires de la musique et la reconnaissance du métier.


En 2003, elle est à nouveau nommée aux victoires de la musique, dans la catégorie "artiste féminine de l'année" pour son album "la disparition".
Rebelote en 2004 pour l'album anglophone "Not going anywhere", puis en 2005 pour son 4ème album "Nolita", plus sombre.
Keren Ann enchante la critique, mais continue de plaire à un public très ciblé.
Son dernier album éponyme, est sorti en 2007 et a eu un succès plus franc, mais toujours très modeste compte tenu de sa qualité. Connue pour son style musical folk, Keren Ann y opte cette fois pour un album à sonorités plus rock.
Reste à lui souhaiter de recueillir enfin les faveurs du grand public...
"Lay your head down" du dernier album "Keren Ann":

Publié le 02/02/2009 à 10:28 par lehomardevinci
Dans le style garçon manqué j'ai nommé Sarah Bettens. Vous vous souvenez d'elle et de son frangin, ces deux belges ont sévi dans le monde rock pendant les années 90.
Pour ceux qui ne remettent pas, ça donnait ça :

En 2002, ils décident de tailler la route séparément. Quatre albums en solo plus tard et un succès mitigé (bon accueil de la critique, mais elle peine à conquérir un public international), Sarah retrouve son frère pour un nouvel album de K's Choice à paraître en 2009. On attend, donc...
Publié le 28/01/2009 à 12:46 par lehomardevinci
Leslie Feist, tout le monde connaît son "1, 2, 3, 4" qui a squatté les ondes un bon bout de temps en 2008, jusqu'à l'écoeurement je dois dire. Mais c'est loin d'être là son coup d'essai, puisque Feist a commencé la musique à l'adolescence en chantant dans le groupe Placebo (non non pas celui de Brian Molko) puis en s'installant à Toronto où elle joue dans plusieurs groupes avant de sortir un 1er album solo. Puis elle rencontre, excusez du peu, Gonzales et Peaches, déménage à Paris, pose sa voix par-ci par-là, et enregistre son 2eme album Let it Die, dont le single Mushaboom lui permet d'accéder à un statut de chanteuse indé.
Après une tournée internationale et un album qui passe inaperçu, elle revient en 2007 avec The Reminder qui cartonne et la place en haut des charts pendant des mois.
En voici un extrait, "My Moon My Man" :


Publié le 28/01/2009 à 11:29 par lehomardevinci
Victoria Tibblin est blonde, suèdoise, trilingue et a des jambes d'au moins 1m30. Comme si ce n'était pas suffisant pour nous rendre, nous les filles, absolument malades de jalousie, mademoiselle a le rock'n'roll qui lui coule dans le sang et une voix à faire s'écrouler les fondations d'un gratte-ciel...
Life's unfair.
En piqûre de rappel, "Make Me Pretty" de son 1er album éponyme.



Publié le 26/01/2009 à 19:52 par lehomardevinci
Vous connaissez cette voix ?
C'est celle de Cat Power, ou plutôt Chan Marshall, qui en est à son 9ème album en à peine 10 ans. Née en 72 à Atlanta, elle débarque rapidement à New-York où elles rencontre des figures incontournables du rock'n'roll comme Steeve Shelley (Sonic Youth) ou Dave Grohl (Nirvana), qui l'aident à percer. En 2006 le grand public la découvre grâce à l'album et la chanson The Greatest, qu'on entend comme bande originale de séries (Grey's anatomy) ou de films (My Blueberry Nights, de Wong Kar Waï, dans lequel elle fait une apparition aux côtés de Norah Jones et Jude Law).
Reine des reprises, elle vient de sortir un mini-album où elle chante des titres de James Carr, Otis Redding, Aretha Franklin ou encore The Pogues.


Publié le 26/01/2009 à 17:51 par lehomardevinci
En 2007, on entendait son Oh! débarquer sur les ondes et on voyait tournoyer sa petite robe verte dans un pré pour le plus grand bonheur de ces messieurs.
A 24 ans, Michaela Gerhmann, alias Micky Green, australienne immigrée en France pour cause de mannequinat, ne doit pas uniquement sa carrière à ses gambettes. Elle écrit, compose, joue du piano et de la batterie, et est dotée d'une sacrée voix, chaude et presque rauque.


Publié le 23/01/2009 à 22:56 par lehomardevinci
A ma gauche, leur modèle pourrait être Suzanne Vega. Elles ont la crinière brune, longue, lisse et frangée. Dans l'ordre ou dans le désordre on a Chan Marshall, Feist, Keren Ann et Marie Modiano.
A ma droite, elles assurent la descendance de Debbie Harry. Elles sont blondes, les cheveux en pagaille et 100% rock'n'roll : Micky Green, Victoria Tibblin, Sarah Bettens et Katie White.
Difficile à départager, non ?
Et vous vous préférez quoi : les blondes ou les brunes ?? (à vous de jouer dans les commentaires...)
Un peu d'aide ? un dossier à suivre en 8 épisodes

